F1: en Malaisie frappée par la mousson, Verstappen gagne pour la première fois de l'année
Le quadruple champion du monde de Formule 1 Max Verstappen (Red Bull) a remporté dimanche sa première victoire de l'année au Grand Prix de Bahreïn, délocalisé en Malaisie, au terme d'une course chaotique retardée d'une heure et demie par une pluie de mousson avant le départ.
La bonne opération est aussi pour le prodige italien Kimi Antonelli (Mercedes), deuxième du GP et qui conforte sa place de leader du Championnat du monde (320 points) devant son coéquipier britannique George Russell (236 points) qui a abandonné à cause d'une panne.
Russell a perdu a priori sa chance de gagner le Championnat lorsque sa Mercedes s'est immobilisée vers la fin de course, derrière la voiture de sécurité. Un problème sur "l'unité de puissance" hybride électrique et thermique, a dit l'écurie allemande qui domine le classement des constructeurs, loin devant Ferrari.
"Je suis au-delà de la déception, c'est vraiment une honte", a lâché en zone mixte des médias le Britannique de 28 ans.
Très mal parti, le septuple champion du monde Lewis Hamilton se classe troisième, à 41 ans, au volant de sa Ferrari plutôt en baisse de régime depuis quelques Grands Prix. Son coéquipier monégasque Charles Leclerc et le Français de 22 ans Isack Hadjar, lui aussi en Red Bull, complètent le top 5.
Le Néerlandais Verstappen, qui a connu une première partie de saison très difficile, a relevé la tête à la fin de l'été en signant un nouveau contrat évalué à des dizaines de millions de dollars avec la filiale F1 du géant des boissons énergisantes Red Bull.
Il avait pris une belle seconde place en Azerbaïdjan le week-end dernier.
"C'est incroyable et impressionnant de gagner notre première course de l'année avec notre propre moteur", a lancé le pilote de 29 ans aux quatre couronnes mondiales (2021-2024) avec son écurie qui produit châssis et moteurs, au nord de Londres, avec l'aide de Ford, après avoir abandonné Honda cette année.
- Bugs informatiques -
Le GP a été chaotique. Une très grosse averse de mousson, dans ce pays tropical d'Asie du sud-est, a d'abord retardé le départ de 95 minutes et provoqué des bugs informatiques et électroniques sur nombre de monoplaces.
La piste encore détrempée du circuit ultra rapide et technique de Sepang, au sud de Kuala Lumpur, a ensuite bouleversé la stratégie de changement de pneus, les écuries alternant entre ceux pour la pluie, les tendres, intermédiaires ou durs.
Les Mercedes d'Antonelli et Russell ont ainsi viré en tête au premier virage en dépassant Verstappen, parti en pole position, et Hamilton qui était deuxième sur la grille de départ.
Verstappen a ensuite repris les commandes et maîtrisé jusqu'au bout.
Il a quand même dit que la course de 55 tours de 5,543 km chacun, ralentie aussi par la voiture de sécurité pour quelques abandons, avait "été terrible".
"Mais nous avons fait le bon choix avec les pneus intermédiaires", a justifié "Mad Max" qui courait après son premier Grand Prix cette saison et dont la dernière pole position remontait à fin 2025.
- GP dans le Golfe "confirmés" -
Le circuit malaisien de Sepang, large, qui favorise les dépassements, mais dont la piste aux longues lignes droites et courbes rapides est souvent abrasive, surchauffée par la moiteur humide tropicale, avait accueilli la F1 de 1999 à 2017. Verstappen et Hamilton sont de ceux qui l'avaient souvent pratiquée et y avaient gagné en 2017 et 2014.
La Malaisie avait proposé en catastrophe de "remplacer" le GP de Bahreïn annulé en avril en raison de la guerre au Moyen-Orient.
Avant Singapour dès le week-end prochain, Antonelli a dit avoir "fait le maximum" en Malaisie et est en chemin vers le premier titre mondial d'un Italien depuis les années 1950, à l'âge de 20 ans.
Il lui faut gérer son avance sur Russell et Hamilton jusqu'aux deux derniers GP "confirmés" par la F1 au Qatar et à Abou Dhabi les 29 novembre et 6 décembre. En dépit des tensions géopolitiques dans le Golfe et la forte réticence du paddock à y aller.
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I.Godoy--GBA