Gazeta Buenos Aires - 11-Septembre: la ville de New York a dissimulé des informations sur la toxicité de l'air

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11-Septembre: la ville de New York a dissimulé des informations sur la toxicité de l'air
11-Septembre: la ville de New York a dissimulé des informations sur la toxicité de l'air / Photo: Michael M. Santiago - GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

11-Septembre: la ville de New York a dissimulé des informations sur la toxicité de l'air

Vingt-cinq ans après le 11-Septembre, le maire de New York Zohran Mamdani a annoncé mardi la publication de dizaines de milliers de documents révélant, selon lui, des dissimulations de la ville sur la toxicité de l'air après les attaques.

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"Ces documents montrent ce que la ville savait de la présence d'air toxique autour de +Ground Zero+, à quel moment elle en a eu connaissance et comment elle a agi pour limiter sa responsabilité juridique", a déclaré le maire lors d'une conférence de presse.

Cette publication en ligne a été décidée au terme d'un accord judiciaire avec l'association 9/11 Health Watch, une organisation de défense des victimes qui avait saisi la justice pour contraindre la ville à rendre publiques les informations dont elle disposait.

En plus des 2.977 personnes décédées aux Etats-Unis le jour des attaques du 11-Septembre, principalement à New York, plus de 9.400 autres sont mortes des suites de maladies liées à leur exposition aux attentats, selon le programme fédéral mis en place pour assurer leur suivi médical.

Après le nuage de poussière initial succédant à l'effondrement des tours du World Trade Center, des mois de pollution et de poussières résiduelles ont suivi, entraînant notamment des cancers dont souffrent encore aujourd'hui des milliers de New-Yorkais.

"Des gens sont tombés malades parce que les dirigeants auxquels ils faisaient confiance leur ont menti en leur affirmant qu'ils pouvaient respirer sans danger un air toxique", a insisté Zohran Mamdani.

Ces documents, qui vont être mis en ligne par vagues pendant 12 mois, pourraient mettre en cause deux de ses prédécesseurs : Rudy Giuliani, en poste au moment des attaques, puis Michael Bloomberg, à partir de l'hiver 2002.

- "la ville savait" -

Certains documents figurant parmi les 173.000 publiés mardi portent sur des "discussions que l'administration Giuliani avait à l'époque au sujet de sa responsabilité juridique et des risques sanitaires", a précisé lors de la conférence de presse l'avocat en chef de la ville de New York, Steven Banks.

Un autre document met en avant "des informations fournies par le représentant au Congrès Jerry Nadler" sous la mandature de Michael Bloomberg "concernant les inquiétudes de résidents du sud de Manhattan" quant à la qualité de l'air qu'ils respiraient.

Interrogés par l'AFP, les entourages des deux anciens maires n'avaient pas réagi dans l'immédiat.

Questionné sur les noms des responsables politiques ayant dissimulé des informations au public, Zohran Mamdani a botté en touche, indiquant seulement que "cela concerne un grand nombre de personnes auxquelles les New-Yorkais ont fait confiance".

"Ce que nous savions tous, nous qui vivions dans le sud de Manhattan, c'est qu'il y avait des substances toxiques dans l'air et sur le sol, sur les rebords des fenêtres et dans les climatiseurs (...) et qu'elles y sont restées pendant des mois", a déclaré le comédien Jon Stewart, figure de la défense des victimes du 11-Septembre.

"Tout le monde le savait, et il apparaît désormais clairement que la ville le savait elle aussi", a-t-il poursuivi.

Directeur de l'association 9/11 Health Watch, Ben Chevat a remercié Zohran Mamdani d'être "le premier maire, en 25 ans, à commencer enfin à répondre à la question : +Que savait la ville des dangers liés au nuage toxique à Ground Zero, et quand en a-t-elle eu connaissance ?+".

Le 11 septembre 2001, deux avions détournés par des pirates de l'air ont percuté les deux tours du World Trade Center, un troisième a éventré le Pentagone et un quatrième, qui semblait viser le Capitole ou la Maison Blanche, s'est écrasé dans une zone boisée de Shanksville, en Pennsylvanie, après une contre-attaque des passagers.

V.Morales--GBA