Rentrée scolaire 2026 : les priorités du Département des Bouches-du-Rhône
À quelques jours de la rentrée scolaire 2026, Martine Vassal, présidente du Département des Bouches-du-Rhône, a dévoilé les orientations majeures pour l'année à venir. Malgré un contexte financier tendu marqué par une progression de l'endettement, la collectivité maintient ses engagements en matière de pouvoir d'achat et de soutien aux élèves.
Pour la rentrée 2026, le Département des Bouches-du-Rhône a défini quatre axes prioritaires : le pouvoir d'achat, la sécurité, la santé et le numérique. Cette orientation intervient alors que 105 000 collégiens, répartis de la sixième à la troisième, préparent leur retour en classe dans le département. La majorité d'entre eux (80 %) fréquentera des établissements publics, tandis que les autres intégreront des écoles privées sous contrat.
Face à un contexte financier contraint, caractérisé par une augmentation significative de l'endettement depuis la fin de l'année 2024, le Département a toutefois décidé de préserver le tarif de la demi-pension. Le coût du repas sera maintenu à 3 euros pour les élèves non boursiers et à 1,20 euro pour les bénéficiaires d'aides financières. Martine Vassal souligne que ce dispositif représente un effort financier considérable : « Le coût réel d’un repas coûte au Département aux alentours de 12 euros ». Cette décision engendre une charge supplémentaire de plus de 4,5 millions d’euros pour les collèges publics et de 480 000 euros pour les établissements privés.
La logistique alimentaire repose sur un réseau étendu. Au total, 8,8 millions de repas seront préparés cette année, dont 30 % proviennent de l'agriculture biologique. Pour optimiser les coûts, le Département fonctionne comme une centrale d'achat intermédiaire depuis trois ans. Les établissements adhérents peuvent ainsi mandater la collectivité pour conclure des marchés publics en leur nom, visant à mutualiser les achats et à obtenir de meilleures conditions tarifaires. Sur le terrain, 126 collèges publics disposent de cuisines de production propres, tandis que 131 autres établissements utilisent la centrale d'achat du Département.
En matière de soutien matériel, le Département reconduit son dispositif d'aide aux collégiens. Chaque élève recevra un kit de fournitures scolaires et une calculatrice scientifique. Une attention particulière est portée aux élèves entrant en sixième, qui se verront remettre un ordinateur portable. Ce déploiement massif représente un investissement de 10,7 millions d’euros. Pour encadrer l'usage de ces outils numériques, Martine Vassal précise que « l’accès aux réseaux sociaux est bloqué sur chaque ordinateur à partir de 21h ». Par ailleurs, les collégiens bénéficient de la carte CJeune, crédité de 150 euros annuellement, permettant de financer des activités culturelles, sportives ou de loisirs. Selon le Département, l'ensemble de ces mesures permet aux parents de réaliser des économies avoisinant les 800 euros.
La sécurité et la lutte contre le harcèlement scolaire restent au cœur des préoccupations. Depuis 2015, cette question constitue une priorité du Département. En 2026, plus de 900 agents ont été formés pour accompagner les élèves en difficulté. Pour faciliter le signalement des situations de harcèlement, le Département redéploie les « boîtes à maux » dans une trentaine de collèges ayant fait la demande. Ces dispositifs permettent aux élèves d'alerter anonymement l'Éducation nationale.
Enfin, le programme de construction et de rénovation des établissements se poursuit. Trois nouveaux collèges doivent être livrés dans les Bouches-du-Rhône d'ici 2027. Parmi eux figure le nouveau collège Gaston-Defferre à Marseille, situé dans le septième arrondissement, dont l'ouverture est prévue en mars. Situé au pied du fort Saint-Nicolas, cet établissement doit remplacer le collège existant et s'inscrire dans la transformation du parc scolaire marseillais dans le cadre du Plan Charlemagne.
F.A.Correa--GBA