Japon : la Première ministre promet une prompte réaction aux cyberattaques
Le Japon va préparer un train de mesures d’urgence en matière de cybersécurité, à la suite d'une soudaine vague de piratages informatiques, a annoncé lundi la Première ministre Sanae Takaichi.
Lors d’une réunion d’urgence avec ses ministres, Mme Takaichi a également déclaré que le Japon se joindrait aux efforts internationaux visant à identifier les pirates.
Des dizaines d’entreprises au Japon ont signalé ces dernières semaines des accès non autorisés à leurs systèmes et de potentielles fuites de données de clients.
"La situation est grave, l’inquiétude grandit quant (...) à l’utilisation abusive des informations divulguées, d'où la nécessité de renforcer rapidement les contre-mesures", a déclaré Mme Takaichi lors de la réunion. "D’ici la semaine prochaine, le gouvernement élaborera un train de mesures d’urgence", a-t-elle ajouté.
Un outil chinois de cybersécurité basé sur l’IA, appelé Artex, a été utilisé dans une série de piratages récents visant des entreprises japonaises, a confirmé la semaine dernière la branche sécurité informatique de GMO Internet Group basé à Tokyo.
GMO Internet Group a lui-même été la cible d’une attaque. Un pirate a exigé que l'entreprise lui verse 50 millions de dollars (44 millions d'euros) avant mercredi dernier, a déclaré le fondateur et directeur général du groupe, Masatoshi Kumagai, dans un communiqué daté de dimanche.
La capacité de l’IA à trouver des moyens auparavant inconnus de pirater des systèmes informatiques est au centre de l’attention mondiale, les principaux groupes d'IA livrant des modèles toujours plus avancés.
Artex, outil de test de sécurité au code source ouvert, avait été conçu pour aider les entreprises à évaluer leurs systèmes de défense informatique au moyen de tests de sécurité visant à détecter leurs éventuels points faibles.
F.Franco--GBA