Gazeta Buenos Aires - Femmes filmées sans leur consentement avec des lunettes connectées: la justice ouvre plusieurs enquêtes à Paris

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Femmes filmées sans leur consentement avec des lunettes connectées: la justice ouvre plusieurs enquêtes à Paris
Femmes filmées sans leur consentement avec des lunettes connectées: la justice ouvre plusieurs enquêtes à Paris / Photo: Julie JAMMOT - AFP/Archives

Femmes filmées sans leur consentement avec des lunettes connectées: la justice ouvre plusieurs enquêtes à Paris

Le parquet de Paris a ouvert plusieurs enquêtes après avoir été saisi de plaintes concernant des femmes filmées dans la rue avec des lunettes connectées, sans leur consentement, a-t-il indiqué mardi, sollicité par l'AFP.

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Le parquet a précisé avoir été "saisi de plaintes portant sur des atteintes à l'intimité de la vie privée liées à l'usage de lunettes connectées".

L'association e-Enfance, qui gère la ligne 3018, numéro national dédié aux victimes de violences numériques, avait alerté le 8 septembre sur le phénomène croissant des vidéos humiliantes réalisées avec des lunettes munies de caméra et diffusées en ligne.

Le parquet a lui aussi fait état d'une "tendance montante sur les réseaux sociaux consistant à filmer des femmes dans la rue avec des lunettes connectées sans leur consentement et à publier les vidéos en ligne".

Il a précisé que les enquêtes étaient ouvertes pour "diffusion, par service de communication au public en ligne, d'un montage ou contenu généré par traitement algorithmique non apparent représentant l'image ou les paroles d'une personne sans son consentement", un délit faisant encourir deux ans de prison et 45.000 euros d'amende.

Il a ajouté que dans certains cas, elles l'étaient aussi pour "agression sexuelle", "lorsque les faits s'accompagnent de gestes sexuels non consentis".

Par ailleurs, la section cybercriminalité du parquet de Paris travaille de manière prospective sur cette thématique: "Elle a testé des lunettes connectées courant septembre, afin d'identifier la commission d'autres infractions pénales en matière de cybercriminalité", a indiqué le parquet.

Cela peut concerner par exemple "la captation d'une +seed+ d'un +wallet+ de crypto" (des codes de récupération d'un portefeuille de cryptomonnaies, NDLR) afin de s’emparer des fonds qu'il contient.

Y.Lorenzo--GBA