Gazeta Buenos Aires - Wall Street mise sous pression par la flambée du pétrole

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Wall Street mise sous pression par la flambée du pétrole
Wall Street mise sous pression par la flambée du pétrole / Photo: TIMOTHY A. CLARY - AFP

Wall Street mise sous pression par la flambée du pétrole

La Bourse de New York a terminé dans le rouge jeudi, toujours affectée par le conflit au Moyen-Orient et la montée en flèche des prix du pétrole, de quoi raviver les craintes d'une accélération de l'inflation.

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Le Dow Jones a reculé de 1,56%, l'indice Nasdaq a cédé 1,78% et l'indice élargi S&P 500 a perdu 1,52%.

La place américaine "évolue clairement en fonction des prix du pétrole et des inquiétudes persistantes concernant les perturbations énergétiques", commente auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, d'Edward Jones.

Selon lui, "comparativement aux derniers jours, les investisseurs sont désormais moins convaincus qu'une issue rapide et une résolution rapide de ce conflit soient possibles".

Les cours du pétrole ont encore augmenté de plus de 9% jeudi, atteignant un plus haut en clôture depuis l'été 2022.

Les marchés n'ont pas été calmés par l'annonce d'un prélèvement historique des réserves stratégiques de pétrole des membres de l'Agence internationale de l'énergie afin d'atténuer la perte de millions de barils chaque jour en provenance du Golfe.

"Il s'agit d'un tampon temporaire mais probablement insuffisant pour compenser la réduction des flux passant par le détroit d'Ormuz", juge M. Kourkafas.

Les experts l'ont aussi interprété comme un signe de la gravité des événements.

L'Iran a promis jeudi une longue guerre d'usure au président américain Donald Trump et ses alliés, et de maintenir le détroit d'Ormuz fermé à ses ennemis et à leurs alliés.

Plusieurs explosions ont secoué des pays du Golfe jeudi, y compris des infrastructures pétrolières.

Cela "alimente la volatilité des marchés, laissant peu de marge de manoeuvre aux acteurs financiers", estime Jose Torres, d'Interactive Brokers.

Si la guerre venait à s'éterniser encore, Angelo Kourkafas "pense que les investisseurs devraient revoir leurs perspectives d'inflation et de croissance".

Ces craintes ont encore fait grimper les taux obligataires. Le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain, l'échéance de référence, se tendait à 4,26% vers 20H20 GMT, contre 4,23% à la clôture mercredi.

Donald Trump a affirmé jeudi qu'il était "beaucoup plus important" à ses yeux d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire que de se soucier des prix du pétrole.

Et l'armée américaine n'est "pas prête" à escorter des navires dans le détroit d'Ormuz, selon le ministre américain de l'Energie, évoquant une mise en action à la fin du mois.

Au tableau des valeurs, la solution de paiement mobile PayPay a connu une première journée de cotation réussie. Son action a terminé à 18,16 dollars, soit 13,5% au-delà de son prix initial de 16 dollars.

Les fabricants d'engrais ont terminé en forte hausse, à l'instar de CF Industries (+13,21%) et Intrepid Potash (+10,62%). Un tiers des fertilisants mondiaux passent par le détroit d'Ormuz.

Le secteur de l'énergie a aussi encore profité de la hausse des prix des hydrocarbures, le géant Chevron gagnant 2,70% et son concurrent ExxonMobil 1,29%.

A.Torres--GBA