Gazeta Buenos Aires - Les personnels de Radio France demandent le retrait de la chronique de Charles Sapin et votent la grève

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Les personnels de Radio France demandent le retrait de la chronique de Charles Sapin et votent la grève
Les personnels de Radio France demandent le retrait de la chronique de Charles Sapin et votent la grève / Photo: Joël SAGET - AFP/Archives

Les personnels de Radio France demandent le retrait de la chronique de Charles Sapin et votent la grève

Les personnels de Radio France réunis mercredi en assemblée générale ont demandé à leur direction le retrait de la chronique hebdomadaire attribuée sur France Inter à un responsable du magazine Valeurs actuelles, et ont voté le principe d'une grève, ont rapporté des participants.

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Dans une motion adoptée à l'unanimité, les personnels disent leur "refus catégorique" de l'arrivée de Charles Sapin à l'antenne, dont le magazine porte des valeurs non "compatibles" avec celles du groupe public.

L'intersyndicale de Radio France doit "déposer un préavis de grève dans les meilleurs délais" en l'absence d'un tel retrait, ajoute le texte dont l'AFP a eu connaissance.

France Inter, première radio en audience, est en ébullition depuis l'annonce de l'arrivée de Charles Sapin, une décision justifiée par la direction au nom du "pluralisme" alors que s'ouvre une année présidentielle.

"Le pluralisme ne peut servir de prétexte à la légitimation de toutes les paroles", proclame la motion qui s'adresse à la présidente de Radio France Sibyle Veil et à la patronne de France Inter Céline Pigalle.

La chronique dominicale de Charles Sapin provoque "colère et incompréhension" au sein du groupe et parmi les auditeurs, ont souligné des participants à l'AG, qui a rassemblé une centaine de personnes selon les organisateurs.

"Le pluralisme, jusqu'où?", s'est ému un responsable syndical, alors que Valeurs actuelles, classé très à droite, a été plusieurs fois condamné en justice, notamment en 2021 quand il avait dépeint en esclave l'élue Insoumise à la peau noire Danièle Obono. Il était dirigé à l'époque par Geoffroy Lejeune, passé depuis au Journal du dimanche (JDD).

"On courbe la nuque devant ceux qui ont promis de nous décapiter", a lancé un autre syndicaliste, en référence aux accusations de partialité de l'audiovisuel public en faveur de la gauche et à la menace d'une privatisation du secteur brandie par le RN.

Ces accusations avaient motivé il y a un an la création d'une commission d'enquête parlementaire par l'UDR, parti allié au Rassemblement national.

P.Quiroga--GBA